Québec aventure : la Pointe Taillon

On quitte le Saguenay et nos gros cachalots et on pousse un peu plus loin direction un parc national version mini : le parc national de la Pointe Taillon.

Le principal intérêt du parc, c’est le lac St Jean et ses plages de sable – en tant que Bretonne, ça a son importance. Le lac, pourtant d’eau douce, réagit un peu comme la mer. Lorsque nous y passons, il y a même des vagues. (#retourenBreizh)

P1310562Route de montagne

Parce que les baleines nous ont donné du fil à retordre au Saguenay et que nous nous perdons un peu, nous arrivons à la tombée de la nuit. Habitués depuis le temps, on sent que le passage tente/moustique va être grandiose. C’est un peu dépités que nous sortons l’équipement et nous dirigeons, moustiques plein la face, vers le cabanon d’entrée.

P1310630La maison du Castor

Le gentil monsieur nous informe que ça souffle un peu, mais pas d’inquiétude, c’est l’effet lac. Mouais. Nous on se dit, que comparé au danger des ours dans les parc précédents, le vent, on en fait notre affaire. En pleine nuit, on découvrira que ça souffle carrément beaucoup (rappel, c’est une Bretonne qui parle) et qu’en fait on regretterait presque les potes de Boucle d’Or. Bref, on passe une nuit charmante. Le lendemain, on constatera les dégâts et on apprendra même que des arbres sont tombés sur des tentes. Conseil au gentil monsieur : l’optimisme c’est bien, mais le réalisme aussi !

P1310607Le calme après la tempête

Mais pour l’heure, nous prenons le sentier dans la nuit pour rejoindre notre emplacement. Pas de lampadaires, nous sommes en pleine nature. Pas de lampe torche bien sur, les moustiques seraient ravis. C’est donc dans la nuit noire et obscure, et grâce à notre sauveur le clair de lune, que nous croisons Isabelle que nous avançons péniblement : le matos pèse, nous montrons des signes de fatigue intense, l’un de nous marche sur une grenouille, on se met à crier, les moustiques deviennent voraces… Le montage de tente est catastrophique, car lampe torche oblige cette fois, on se fait attaquer sur tous les fronts. Les insectes sont devenus fous, ils transpercent tout, même plusieurs épaisseurs de vêtements. Jamais vu pareilles terreurs !

On monte la tente tels des candidats de Fort Boyard qui voient le sablier se vider, on mange sous le manteau, on boit (beaucoup) pour oublier la douleur et les boursouflures, et au lit ! Mais qui dit mauvais montage, dit gros naufrage ! Pour cause de tempête non annoncée et de piquets oubliés, on virevolte dans tous les sens (rappelez-vous, la tente est une personne).

P1310621

Aux premières lueurs du soleil (c’est-à-dire à vers 6h), on se précipite dehors, tout vaut mieux que cette tente que je commence à détester. On découvre alors le paysage idyllique. Plages de sable multicolore, forêt sauvage et lac ressemblant à la mer. Et surtout, finis les moustiques ! Il est très tôt et on très est seuls – en pyj’ – sur la plage sauvage. Oui en pyj’, car la douche est tout simplement à l’autre bout du parc, il faut donc tout trimballer pour se laver dans une douche d’eau froide remplie d’insectes morts. Donc on prend notre temps. Et puis ça fait du bien d’être soi !

On termine la balade – habillés – par les plages surveillées.

La Pointe Taillon, petit mais mignon !

 

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