Québec aventure : parc Jacques Cartier

C’est parti pour la tournée des parcs nationaux de la région de Québec. Au programme du vert, du beau, du grandiose ! On prend notre camion-van, on charge les tentes et on prend la route. Premier arrêt, le parc national de la Jacques Cartier, à moins d’une heure de Québec-la ville.

paysage_Canada

Première précision : « parc national », c’est l’appellation officielle donnée à une vingtaine de parcs au Québec. La nature et ses jolies bêtes sont donc protégées, mais ça n’en reste pas moins des zones sauvages. En clair, si vous vous faites bouffer ce sera vous le coupable, pas l’animal.

Deuxième précision : je vous fais grâce du passage en revue des activités dans un parc naturel, car vous les connaissez (kayak, baignade, pêche, observation des animaux, marche, blablabla, marche, beaucoup de marche). Encore mieux, je vous le fais vivre de l’intérieur (j’ai toujours rêvé d’être reporter, je me défoulerai donc ici).

Au centre d’accueil du parc, un tableau recense les animaux aperçus dans la journée – certains noms fichent la trouille. Les gardes nous mettent en garde : attention à certains gros bestiaux du genre ours, lynx ou caribous. Prévenus, on part installer les tentes sur nos gravillons (#momentrelou).

paysage_Canada

Dans les parcs nationaux du Québec, on peut réserver des espaces vides, des espaces avec tentes inclues, des bungalows ou des lodges +++ (les prix vont bien sur crescendo). Option sans le sou, on prend l’espace nature. Deux-trois arbres en moins, quelques graviers parsemés, et c’est chez nous ! Le confort est ultra basique, les toilettes, aussi loin qu’un mirage (et en forêt, ça ne court pas les rues). On a tout de même une table de pique-nique et un microscopique barbecue : les nécessités de la vie !

randonnée_Canada

La corvée bâclée, on choisit une petite randonnée pédestre (nom pompeux pour marche) pour nous mettre en jambe et parce que fin de journée = nuit qui tombe vite et loup qui sort des fourrés – encore plus vite. Luminosité spectaculaire, forêt dense et pas un être humain à l’horizon. On s’amuse à se faire peur, mais quand on entend des craquements, on fait moins les malins. Le retour sera hâtif, mais ça tombe bien c’est l’heure de l’apéro !

 P1310285Posé ma gueule

On monte avec notre barda pour trouver un coin reposant – et splendide mais c’est inclus dans le parc- et on s’installe avec nos belles gueules (la bière, mais aussi nos charmants minois). Un répit d’autant plus mérité qu’à la tombée de la nuit, le Canada tout entier s’arme de ses meilleurs moustiques, une armée gigantesque… Faussement détendus avec la belle gueule, nous restons tout de même prudents face aux bruits (inquiétants) provenant du torrent et de la forêt. Entre moustiques, écureuils et ours rôdeurs, je finis mon 3e wrap en 4e vitesse (j’ai fait une légère obsession wrap durant ce séjour).

Mais le paysage en valait la chandelle – où quelque chose comme ça. Puis vient une nuit mouvementée, rythmée par les bruits sauvages et les ombres suspectes en dehors de ma tente qui me parait alors si fragile et frivole (une tente a sa propre personnalité, sachez-le).

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Le lendemain matin, inspection des traces. Conclusion : plutôt mulot que grizzly. On rit, mais en pleine nuit sans les bruits quotidiens de la ville – c’est-à-dire flot de voitures incessant, engueulades des voisins et parties de cache-cache assourdissantes, oui mes voisins sont bruyants – même une mouche finit par vous effrayer. Bref, il faudra s’habituer à ces animaux qui nous côtoient, ce n’est que le début de notre périple.

Le lendemain donc, on prend le canoë par les cornes et on part sur les flots.

P1310290Non pas avec ce genre de kayak

Les rivières sont féroces au Québec. On lutte contre les courants avec force et détermination (pendant 10 minutes), puis on se laisse bercer par l’eau et les paysages (enfin moi, il y a en a un qui rame derrière). On aperçoit des daims dans la forêt et des castors en bord de rivière. En rentrant, pieds nus, un serpent non identifié frôle mon pied. Les dangers de la vie sauvage.

Cerf_Canada

On quitte le parc pour d’autres aventures, mais c’est avec un pincement au cœur car je suis tombée en amour comme on dit là-bas !

P1310325

 

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2 commentaires

  1. […] On monte la tente tels des candidats de Fort Boyard qui voient le sablier se vider, on mange sous le manteau, on boit (beaucoup) pour oublier la douleur et les boursouflures, et au lit ! Mais qui dit mauvais montage, dit gros naufrage ! Pour cause de tempête non annoncée et de piquets oubliés, on virevolte dans tous les sens (rappelez-vous, la tente est une personne). […]

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