California : la route scénique – part 2

Le road trip, c’est bien quand c’est long. Après la 17-mile drive, on file sur la Highway 1 (qui est en fait le prolongement de cette merveille). Au programme : végétation sauvage, mer déchainée, côte escarpée et frayeurs assurées le long de Big Sur. On s’en lèche les babines.

Mais reprenons au point culminant de mon dernier billet

P1060663Bixby Bridge

Je prends donc le volant pour les routes plates et sûres de la région. Et là tout se gâte. Non pas que je sois mauvaise conductrice (les commentateurs négatifs seront châtiés en place publique) mais nous arrivons dans les montagnes soit : routes à lacets rétrécissants (oui, ça existe)- à flanc de colline – sans barrières – arrêts au bord du vide – PENDANT DEUX HEURES (stress post-traumatique).

Warning : ma vision flippée a peut-être un quelque peu altéré la réalité, mais la base est bien là.

P1060623A priori tout va bien

Probablement les deux heures les plus stressantes de ma vie de jeune effarouchée. Les Californiens, qui ont l’habitude des routes de montagne semées d’embûches, se mettent à me klaxonner – et à me doubler – parce que je préfère ne pas rater le virage et tomber dans le vide. Les limitations de vitesse sont pourtant de plus en plus basses à mesure que les virages se resserrent, mais les blondinets de la côte n’en ont que faire. La voiture américaine qui tient plus du mammouth que de la clio passe-partout (non, ce n’est pas celui que vous croyezne m’aide pas. Le bout du tunnel à ciel ouvert me semble encore loin.TRÈS loin.

On déconne pas avec les ranchs californiens

Quand un plot qui balise la route (et donc le vide intersidéral) tombe, trop c’est trop. Ça tombe bien, on arrive enfin à la côte de Big Sur, à un point de vue plein de motards qu’on peut aborder dans le virage suffisamment large. Après une bonne grosse frayeur, rien de tel que contempler ces foutues montagnes et profiter de la vie.

Entre mer et montagnes

Les jambes en compote, on remonte en selle, et même si la fin est plus facile (les muscles de la crispation ont bien travaillé), on est un peu à bout de nerfs. Et là on découvre le paradis (attendez, on serait pas tombés à ce fameux virage ?).

Julia Pfeiffer State Park

Le Julia Pfeiffer State Park (pas Michelle) est idyllique. Des palmiers au bord d’une plage sauvage et de sable blanc, une cascade qui tombe directement dans la mer(d’où elle sort celle-là ?)… On s’assoit dans les fleurs et tout nous parait plus beau (avoir frôlé la mort ça aide).

On se passera de légende

C’est le cœur léger (mais les jambes toujours aussi lourdes) qu’on repart. Et on s’arrête presque aussitôt à Ragged Point (qui veut dire « en lambeaux », coïncidence ?) , où on s’empiffre de saucisses en bâtonnet (only in the US).

P1060724

Dans la cabane de bord de route qui donne sur le parc, on vend aussi des t-shirts à l’effigie surfeurs ou de motards ou d’animaux sauvages, preuve que Big Sur est à la hauteur de nos attentes : wild.

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5 commentaires

  1. J’ai vraiment adoré cette étape, t’as vraiment envie de t’arrêter toutes les 2 minutes – et cette partie est la plus top 🙂 Par contre pas de souci niveau conduite pour nous, même avec le van. On roulait vraiment à notre vitesse, puis les gens nous doublait, ou parfois on s’arrêtait sur les aires de côté pour laisser passer les gens !

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