California : la route scénique

Un des bonheurs de la Californie, c’est de rouler cheveux au vent – et accessoirement polluer la terre avec son pot d’échappement, mais je ne vais pas saboter ma propre histoire.

En partant de San Francisco pour rejoindre Los Angeles, lâchez-vous et sortez de l’autoroute. Vous vous retrouverez sur la 17-mile drive (trajet de 17 miles donc, faites la conversion), la route scénique d’une beauté à couper le souffle entre mer et montagnes.

La particularité de cette région (avant LA et sa horde de stars/groupies/béton armé), c’est le côté sauvage/grandiose/spectaculaire, qui m’a parfois, je dois l’avouer, fait penser à ma chère Bretagne (ne riez pas, bande de jaloux).

P1060485Fleurs des mers

La route fut jadis empruntée par les écrivains de la Beat Generation comme Kerouac (Sur la Route, comme par hasard), et l’est encore par les amateurs de nature, les romantiques à souhait (et ceux qui vont bosser mais on ne gâche pas le paysage). On croise quelques vieilles décapotables dans lesquelles sont nonchalamment assis des couples, foulard au vent pour madame, lunettes de BG pour monsieur. Le tout avec un air si cool que la vie semble d’une simplicité enfantine (et ça nous énerve).

Le point d’entrée se fait à Pacific Grove. On paye, on dit bonjour à M. le péager (dites-moi que vous voyez la référence) et c’est parti. On longe littéralement la mer et on résiste difficilement à l’envie de s’arrêter tous les 10 mètres. La route est plutôt plate, mais ça ne durera qu’un temps (appelez-moi reine du suspens).

Le premier stop d’une longue lignée se fait à Pebble Beach, charmante petite ville aux golfs en bord mer. On se balade jusqu’à bird rock, le rocher aux oiseaux (et pas l’oiseau rocker…). Des milliers de cormorans recouvrent ce gros caillou et poussent de l’aile ces gros patauds de sea lions (encore eux) dans la mer.

A noter que les petites bêtes ne sont pas farouches non plus. Quelques oiseaux magouilleurs et leurs potes écureuils prennent d’assaut une voiture pour béqueter.

P1060489Hey mec, t’as pas une graine ?

 On reprend la route jusqu’au célébrissime Lone Cypress. L’arbre le plus photographié des États-Unis, parait-il. Et ça ne m’étonne pas. L’immense cyprès, qu’on dit vieux de plusieurs centaines d’années et qui aurait résisté aux intempéries les plus folles (même un incendie, pour un arbre, c’est congrats), trône sur son rocher face à l’océan.

Lone Cypress

On pense aussi à Sharon Stone dans Basic Instinct et sa maison magnifique à Point Lobos (le pic à glace en moins).

Sur la route (copyright Jack)

On s’arrête dans les environs et on croise, non pas Sharon et sa folie meurtrière, mais des centaines de sea lions (toujours eux !) les uns par-dessus les autres, en rang d’oignon sur toute la longueur de la plage. De mieux en mieux.

P1060774Moi le lundi matin

Le trip se passe merveilleusement bien. Et puis c’est mon tour de conduire, mais rien ne se passe comme prévu… La suite au prochain épisode (reine du suspens, je vous avais prévenus) !*

*Petit spoil, personne n’est mort.

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