Le Grand Canyon – version express

Je sais pas vous, mais moi quand je pense au Grand Canyon et les contrées du Far West, je vois deux cow-boys qui se toisent, la main tremblante, l’œil plissé, prêts à dégainer. Je vois les habitants terrifiés qui s’enfuient vers le saloon, la botte de foin qui roule dans le vent. Le tout sur un air de western spaghetti.

Oui, je suis une femme de clichés.

Une petite fleur pour commencer

La variété des paysages de l’ouest des États-Unis est sans commune mesure : forêts denses, déserts arides, plages de rêve (ou architecture de la démesure)… faites votre choix. Aujourd’hui donc, direction l’Arizona dans les gorges du Colorado (le fleuve).

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La minute culture : Le Grand Canyon est inscrit au patrimoine de l’Unesco. Il parait qu’on peut lire l’Histoire de la Terre à travers les couches géologiques que présentent ces rocs. Moi les plaques, c’est pas mon truc, mais on se sent petit en contemplant des millions d’années de roche. Dernière précision, linguistique cette fois : en anglais, « Grand » ne veut pas seulement dire grand, mais gigantesque, qui en impose – grandiose quoi.

Un peu sec

Par manque de temps, selon moi le mal du siècle (#paroledesociologue), on ne peut s’offrir qu’une journée au Grand Canyon.

Pas franchement ravies à l’idée de se pommer dans cette immensité et de passer la nuit à ressasser 127 heures (je me coupe le bras ou pas ?), on est plutôt OK avec le fait d’y passer seulement en plein jour. On ne prend pas non plus le risque d’y aller par nos propres moyens, de crever (un pneu) et de crever –tout court. On prend donc la route avec un chauffeur de bus à la moustache, santiags et ceinture au vent, et à l’accent très prononcé, qui nous guide jusqu’au parc national.

Cowboys forever

Rappel : le Grand Canyon, c’est immense, presque sans fin. C’est aussi super secos, aride et désert, peuplé de bestioles pas très sympas. On imagine bien les gazelles désossées et les vautours (bon, les gazelles peut-être pas mais on est pas loin !).

Il fait chaud, très chaud et le soleil nous éblouit. Malgré l’aveuglement temporaire, on a une vue panoramique sur le canyon à couper le souffle. Quelques petits impertinents se mettent en bordure de rocher pour faire LA photo réseaux sociaux – ou finir comme Mufasa (décidément, ce canyon m’évoque l’Afrique, allez savoir pourquoi).

Recule un peu, encore un peu… oups.

On repart, l’esprit reposé par cette nature grandeur nature, avec un dernier passage obligé dans la boutique, sorte de cabane à l’indienne (rondins de bois, attrape-rêves et cheminée sous 40°C).

Le fleuve (ou ce qu’il en reste)

Pas d’indiens ni de cowboys, je reviendrai donc avec ma carriole et mes chevaux sur les terres du mythique canyon (j’apprendrai les techniques de découpage de bras au cas où).

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8 commentaires

  1. J’y suis allée en hiver, et avec la neige et le vent il faisait vraiment très froid !
    J’aimerais beaucoup y retourner et faire un trail de plusieurs jours à l’intérieur même du Grand Canyon. Ça doit être magnifique là dedans ! 🙂

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