What happens in Vegas…

Vous savez ce qu’on dit : what happens in Vegas stays in Vegas. Et on s’imagine marié, fauché, avec une dent en moins sur le toit du Ceasars Palace (ceux qui ne reconnaissent pas la référence Very Bad Trip, vous pouvez disposer). Allons voir si ça n’arrive que dans les films.

Elvis is not dead

La « ville des vallées » (ouais, moyen en français) offre bien la démesure.

But first, un peu de contexte :
Entre néant et lumières folles, le contraste est saisissant. Car la ville est perdue en plein désert du Nevada, comme un mirage, une oasis. Oasis ? Pas si sur. Pourtant installées non loin du fleuve Colorado, « Les vallées » (ok, j’arrête) sont en sécheresse constante depuis des années. Imaginez la consommation d’eau dans une ville-hôtel, où les spectacles de fontaines sont monnaie courante. Toute la région est touchée. Vu du ciel, on aperçoit d’énormes taches d’un vert scintillant consteller la terre bien cramée, ce sont les jolis terrains de golf de Phoenix (ou les champs de l’agriculture intensive un peu plus loin).

P1050546Lumières et néant – Las Vegas by night

Mais cela ne nous regarde pas est un problème que je laisse volontiers aux autorités américaines. En attendant des jours meilleurs, allons nous en mettre plein la vue !

Little New York

Arrivées en terre promise, nous nous arrêtons à l’Excalibur, oui un hôtel-château-Belle-au Bois-Dormant-casino : on est plus proche de la Cendrillon de Téléphone que celle de Disney – Las Vegas quoi. Les lits sont immenses tout comme le casino qui fait office de hall. Le lot du jour : une bonne grosse moto de bikers. L’ambiance au casino est bruyante et la population variée. En journée, le style vestimentaire est relax (le combo tongs-short fait souvent des ravages). Mes préférées ce sont les mamies-bananes à la mis en plis nickel, pleines d’espoir… ou d’ennui, selon le niveau de la pension retraite.

31535_397829862098_8301392_nCasino de l’hôtel New York

Le Strip, on déballe tout !

On sort à la lumière du jour (ou de la nuit, on ne sait plus très bien) et on croise une femme avec un boa sur ses épaules, aussi blasée qu’un vieux promenant son chien un jour de pluie. Passage éclair (et bourse réduite) oblige, exit les spectacles extravagant avec C’line. Mais en version gratos, c’est parti pour la joyeuse ronde des hôtels sur le Strip, l’avenue des hôtels à gogo ou le musée des curiosités à ciel ouvert (pas de blagues sur le Strip, je vous vois venir).

Excalibur, ou le Winterfell moderne

Pour faire honneur, je me devais de rentrer dans l’hôtel Paris, reconnaissable à sa Tour Eiffel et sa… montgolfière (ne me demandez pas pourquoi). On s’installe au casino, on gagne quelques billets verts  (les « quelques » se comptent sur les doigts d’une main) et on passe aux toilettes stylées Versailles : à la place de la traditionnelle musique d’ascenseur, on entend résonner la douce voix d’une femme apprenant aux petits pissous les rudiments du français. Time is money en Amérique, on ne perd jamais son temps. Soudain, j’entends « Voulez-vous couchez avec moi ? », suivi de quelques expressions un peu plus salaces. La leçon vulgaire aux toilettes, au moins c’est raccord. Par contre, l’image de la France, moins d’accord.

Suite au Bellagio, qui propose un hall impressionnant de fleurs géantes en verres. Un peu plus inquiétante, la pièce suivante et ses bestioles géantes – en verre toujours.

Le Bellagio

Sur le chemin, on passe devant le Ceasars Palace et son spectacle à la nuit tombée de fontaines en musique. Très beau (et très cher). Pendant ce temps, je m’imagine Stu à la recherche de sa dent sur le toit. La chaleur, sûrement.

Caesars Palace, en toute simplicité

On passe devant l’hôtel-bateau pirates, l’hôtel-pyramide Luxor (et pourquoi pas l’hôtel-saucisse et l’hôtel-galettes-des-rois…) et on s’arrête à l’hôtel MGM, dont le symbole est le fameux lion. Mais si, vous savez, la société de prod, le lion au début des films ! Et forcément, comme on est à Vegas, pourquoi se contenter d’une statue de marbre à l’entrée ? A l’intérieur, on trouve zoo pour deux (ou plutôt une grande cage en verre) avec un couple sorti de l’arche de Noé, mais lequel ? Lion et lionne, je vous la fais courte. On peut même passer en dessous, et observer au dessus de sa tête le lion déchiqueter un os, forfait bave inclue.

P1050478Ne pas l’énerver…

En bout de Strip, on arrive au summum de la démesure avec l’hôtel The Venetian. Ah, Venise, son campanile, ses canaux… et son faux ciel. En entrant dans l’hôtel, on se retrouve dans une galerie commerciale ponctuée de gondoles sur un « fleuve » et d’une peinture ciel du plus bel effet. Au-delà de la prouesse artistique (on y croirait), c’est assez triste de penser qu’il suffirait d’entrer dans ce monde miniature pour avoir un aperçu des merveilles du monde (c’était la pensée du jour).

Venice in the desert

Il parait qu’il y avait une tyrolienne au milieu des buildings. Plus le temps, et puis on reviendra pour le mariage. Las Vegas, I got what I came for!

Publicités

3 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s