Le boeuf de Kobe, du beurre en barre

Si vous êtes à la recherche d’une bavette saignante ou d’une entrecôte frites au Japon, je vous arrête tout de suite. En revanche, vous aurez peut-être le privilège de goûter au fameux bœuf de Kobe, acclamé, persillé… mais pas donné.

La ville de Kobe, tristement célèbre pour le tremblement de terre de 1995, se situe entre Osaka et Kyoto. C’est dans cette partie du Japon que sont élevés les bœufs de Kobe (forcément).

viande_KobeBlocs de graisse

L’appellation Kobe répond à des critères extrêmement stricts, mais lesquels ? C’est un mystère que je tenterai peut-être de résoudre avec une thèse et des recherches poussiéreuses. Plus sérieusement, de nombreux fermiers de la région se battent pour avoir le label, sans succès.

Le bœuf serait élevé en plein air, au doux son du vent dans les feuilles et de la musique classique. Oui. Monsieur Le bœuf se ferait également quotidiennement masser au saké. Résultat : une viande ultra savoureuse, tendre et naturellement persillée. Vérifions sur place, à Osaka plus précisément.

boeuf_KobeBœuf cru

Petit inconvénient, pour goûter à la crème de la crème, il vous faudra vous aussi passer sur le grill. Les prix de la viande sont exorbitants. Option fauchés oblige, nous décidons de tester la viande de « presque Kobe » (mon appellation, hein).

Au Japon, la viande n’est pas aussi facile à trouver que les ramen. Après quelques recherches minutieuses sur internet et infructueuses à Osaka, alléluia, nous trouvons l’élu. Nous déboursons dans un petit restaurant une trentaine d’euros à deux. Pour la vraie expérience, comptez plutôt 150. Seul (ou accompagné si vous vous appelez Crésus). Bref, une assez bonne affaire pour découvrir des saveurs plus ou moins similaires.

Kobe Boeuf de Kobe en teppanyaki

Là encore, pas de steak en vue. La plupart du temps, la viande est découpée en fines lamelles et déposée sur le grill. On le fait soi-même ou on regarde les chefs, au choix. C’est la façon teppanyaki, cuisson sur plaque chauffante.

La viande est tellement tendre qu’on dirait un chamallow bovin. Ou une motte de beurre à la viande. Oui, la viande est très (TRÈS) grasse, mais c’est ce qui fait toute sa texture. Persillée à souhait (dans leur alimentation je rappelle), c’est une lamelle de pur bonheur.

Pour les carnivores et même les scepticovores, à tester absolument.

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