Japon#10 – l’île sacrée de Miyajima

Miyajima ou encore l’île sacrée d’Itsukushima est l’un des sites les plus visités du Japon. Pourquoi ? Pour son torii flottant, ses huîtres grillées et surtout son point de vue panoramique. Let’s go (traduisez si bon vous semble).

Pour aller sur l’île, il faut forcément prendre le bateau au départ d’Hiroshima, ça fait déjà vacances. Temps superbe, cadre idéal… sauf pour les deux Français derrière nous, qui râlent. What a surprise.

Les abords de Miyajima

Le ferry passe devant parcs à huîtres et montagnes verdoyantes, et on aperçoit déjà le célèbre torii flottant. Une fois débarqués, balade sur la rue principale au bord de l’eau et on s’émerveille devant le torii (torii = porte sacrée shinto je vous rappelle. Pour les retardataires, par ici). Le chemin mène tout naturellement au sanctuaire qui lui fait face.

Il fallait autrefois passer sous le torii pour pouvoir entrer sur l’île sacrée

Cette porte fut construite au VIe siècle et il fallait à l’époque passer en dessous si on voulait être bien vu des dieux et accéder à l’île en toute sérénité. Aujourd’hui encore, on voit des petits bateaux et pirogues emprunter le même chemin, à la différence près qu’ils sont rempli de touristes qui s’en tamponnent de plaire aux dieux. Ça reste charmant à voir.

La forêt protégée du Mont Misen

Le Mont Misen

Après avoir admiré cette porte sous toutes ses coutures (et pourtant ce n’est qu’une porte), on décide de prendre de la hauteur pour admirer la vue : il faudra grimper au sommet du Mont Misen (530 m), à coup de téléphérique et d’une petite rando. Pour monter, il faut, non pas un, mais deux téléphériques. Claustro, s’abstenir. Ce qui serait bien dommage, car on passe au-dessus d’une forêt primitive luxuriante, classée comme musée botanique naturel.

Et de un !

Arrivés à bout des deux engins, le début de vue sur la Mer Intérieur de Seto et ses îles est magnifique. Mais ce n’est pas fini ! 30 minutes de montée sous un soleil de plomb, ça peut être assimilé à de la torture moderne. Mais le jeu en vaut la chandelle (ok, plus jamais cette expression). Nous arrivons au temple Kiezu-no-hi où brûle la flamme éternelle.

Le temple Kiezu-no-hi

La flamme est là depuis plusieurs siècles (1 200 ans, soyons précis), allumée par un certain Kobo Daishi, et ne s’est apparemment jamais éteinte. Mystère de l’univers ? En tout cas, elle aura au moins servi à allumer la flamme du mémorial de la paix à Hiroshima. Plus que quelques (longues) minutes de montée. Sur le chemin, on croise des petits bouddhas, des rochers « magiques » et enfin, le sommet !

Végétation dense sur la rando

La vue sur la Mer Intérieure et ses îles est incroyable. Malgré une légère brume de chaleur, on aperçoit les montagnes de Shikoku. La petite île en pointe est ma préférée, pour votre info (j’entends comme un léger « on s’en fout »…).

La petite île en diamant, pour vous live !

On est censés redescendre à pied (2h30), mais le soleil de 13h, les pancartes mettant en garde contre les araignées et les serpents, les abeilles japonaises (oui les fameuses) qui rôdent, sans parler de la faim qui guette, ont raison de moi (faible femme).

Panorama au sommet

Chemin de retour en téléphérique donc. Une femme (très) âgée devant moi porte un t-shirt d’un autre temps plein de chats qui tirent la langue. Un jour normal en Japonie.

Le temple Daisho-in

En bas, c’est la lutte pour trouver à manger, la foule est très dense. Après une dure bataille, nous sommes rassasiés et remontons vers le temple Daisho-in. Moins haut, il offre tout de même une vue magnifique sur la mer côté Hiroshima. Ses petits temples, pavillons et statues sont disséminés dans la forêt, c’est superbe. Des centaines de statuettes et des moulins à prière sur les escaliers (le principe, les faire tourner et faire une prière) : un endroit enchanteur.

Les moulins à prière

Les Bouddhas miniatures

Nous sommes de retour devant le torii flottant… qui ne l’est plus. A marée basse, il est complètement découvert sur la plage, une façon de plus de l’apprécier.

Le torii à marée basse

Il est 17h. Pour ne pas rester coincés sur l’île et son unique hôtel complet (donc pour ne pas dormir dehors entre les daims), on retourne vers le ferry.
Merci Myajima, cette île est un enchantement !

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