Cinq jours en Emilie-Romagne

L’Émilie-Romagne est une région peu connue des touristes, qui lui préfèrent les grandioses villes de Rome et Florence ou les plages paradisiaques de Sardaigne. Mais cette région gastronomique par excellence a tout pour plaire, loin de la horde des touristes. Pour les gourmands, les férus d’art ou les amoureux de la dolce vita, direzione l’Emilia Romagna.

ParmesanDistributeur de parmesan. Évidemment.

Itinéraire conseillé

Bologne, capitale gastronomique et culturelle de la région
Modène et Parme, pour le vinaigre balsamique, le parmesan et le prosciutto
Ferrara et Ravenne, pour la culture
Comacchio et le delta du Pô pour la nature
– Les plages (si vous avez vraiment trop chaud) de Comacchio à Cesenatico

Emilie-RomagneP.S. : Je vous épargne la virée désastreuse à San Marino. Si vous avez du temps à perdre dans les bouchons et l’attente au parking, foncez !

La gastronomie italienne à son apogée

En Italie, manger est un art de vivre. Les différences gastronomiques sont très marquées selon la région. En Émilie-Romagne, on trouve de nombreux produits typiquement italiens. Entre la bolognaise et le parmesan, la mortadelle et les tortellinis, voici la meilleure raison de visiter la région. A tavola !

Prosciutteria – Parma

Pour les soirées, l’aperitivo – l’happy hour à l’italienne – propose une boisson et un buffet à volonté pour 5 euros. Les Italiens sont généreux. Le Spritz, la boisson orangée nationale, que vous avez forcément vue bue en France, se trouve sur toutes les tables, mais aussi le prosecco nature ou le lambrusco (vin rouge pétillant local).

Bologne la Grassa, la Dotta, la Rossa

On commence par Bologne, capitale de l’Émilie-Romagne. C’est un pied-à-terre idéal pour visiter les nombreux centres d’intérêts touristiques à proximité. Bologne est elle-même une destination tout indiquée, à en juger par ses nombreux surnoms.

Ville typiquement italienne, elle est connue pour ses kilomètres d’arcades. Dans le centre historique, au détour d’une arcade, on débouche sur la grandiose Piazza Maggiore. Pour admirer la vue sur les toits rouges bolonais (d’où Bologne la Rouge), il faudra grimper les 500 marches de la Torre Asinelli, l’une des due Torri (sous 40° dans mon cas), mais ça en vaut la peine. Bologna la Dotta (la savante) peut quant à elle se targuer d’abriter la plus vieille université d’Europe. Dante y a étudié et Umberto Eco y enseigne toujours. On a connu de pires profs.

Arrivée sur la Piazza Maggiore et la Basilique San Petronio

La ville est enfin – et surtout – surnommée Bologne la Grasse pour sa gastronomie de choix. A Bologne, vous pourrez goûter aux fameuses tagliatelle al ragù : comprenez spaghetti bolognaise. Eh oui, pas de spaghetti ni de sauce bolo, mais des tagliatelles dont seuls les Italiens ont le secret et une viande sans sauce mais divinement marinée. On trouve aussi les tortellinis, pâtes farcies, les boulettes de viande… (#foodaddict)

Bologna depuis la Torre Asinelli

Parme et Modène, sur la route de la gastronomie

Et on continue à manger à Parme, avec son prosciutto et son célébrissime parmigiano reggiano. Entre deux restos, une marche digestive dans le centre historique pour découvrir le plus vieux baptistère chrétien en activité du monde (eh oui, une église spéciale baptême). Magnifique.

Pour un peu de douceur, on se rend ensuite à Modène, la ville du vinaigre balsamique. Ce vinaigre si particulier est ici fait de manière traditionnelle, dans les productions familiales de la région uniquement. Le moût du raisin est cuit au chaudron et ensuite placé dans des fûts de chêne pour fermentation et maturation. Le graal est obligatoirement vendu dans une petite bouteille de forme ronde, avec l’appellation AOP. Il n’a donc rien à voir avec ceux trouvés en supermarché.

Les joies du marché

Les prix parlent d’eux-mêmes : 60 euros pour 10 cl de vinaigre balsamique de 12 ans d’âge, et jusqu’à 120 euros pour l’extra vecchio, 25 ans. A défaut d’acheter (on n’a pas tous un budget vinaigre), je vous conseille le musée du balsamique à Spilamberto, petit mais extrêmement intéressant. Attention, pour goûter, il faut réserver à l’avance ! On retiendra aussi de Modène de jolies rues colorées et sa place principale, ornée du magnifique duomo blanc.

Modène et il duomo

Ferrara et Ravenne, l’Italie culturelle

Pour un peu plus de culture, allez voir du côté de Ferrara et Ravenne, toutes deux à environ une heure de Bologne. Ferrara, avec son centre historique classé à l’UNESCO, est romantique à souhait. Château, églises et ruelles, baladez vous à pied ou en vélo.

Ferrara

A Ravenne, le circuit des mosaïques (classées, bien sur) est somptueux. On ne peut être qu’enchanté devant la paillette des anciens temps. Prenez le billet à 10 euros qui vous ouvrira les portes de deux basiliques, un mausolée, un baptistère (encore un) et un musée. Rien que ça.

Le delta du Pô et la côte adriatique

Enfin, si vous cherchez un peu de nature, le delta du Pô, lui aussi classé (décidément), est un havre de paix pour les oiseaux, les pêcheurs et les visiteurs (non, pas Jacquouille). La ville du delta, c’est Comacchio, aussi appelée la petite Venise. Une ville tout en canaux donc, très agréable. Et pour le côté marin (enfin, plus touristique, avouons-le), le charmant port de Cesenatico.

Homme sur canaux, Comacchio

De Comacchio à Cesenatico, les plages sont nombreuses. Si vous cherchez la tranquillité et les plages sauvages, faites demi-tour (et allez en Bretagne !). Des kilomètres de parasols, des noms pour le moins exotiques (Las Vegas beach ou Malibu beach), mais aussi un peu de pinède pour les chanceux et même une plage pour chiens ! Moins de charme que chez nous, mais en fille de la mer, je n’ai pas pu résister à l’appel du large.

Casalborsetti

Vous l’avez compris, vous aurez besoin d’une voiture. Attention, les Italiens ont beau se la couler douce en terrasse, sur la route ils ont le sang chaud : les limitations de vitesse et autres panneaux semblent être des éléments décoratifs plutôt que des règles à suivre ; pour doubler, c’est free style, dans tous les sens et sur tous types de route. Quant aux indications de sortie pour rejoindre vos destinations, prenez ça comme un jeu : il faut trouver les bons panneaux !

Verdict : l’Émilie-Romagne, une très bonne alternative pour découvrir l’Italia à petits prix !

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2 commentaires

  1. Très bel article Marion ! Bologne est une des villes de mon coeur (pas que pour les tortellini je le jure !!) dommage que l’on se soit ratées. Gros bisous !

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