Mexico#7 – Puerto Vallarta : la plage façon Mexique

Quand on pense au Mexique, on imagine plages de sable blanc, palmiers, mer bleu azur et vie de farniente… Qu’à cela tienne, allons vérifier (ah, s’il suffisait de le dire). Rumbo a Puerto Vallarta, sur la côte Ouest du Mexique, dans l’Etat de Jalisco. Direction le Pacifique et le sable chaud, dans le thème pour cet été.

Puerto_Vallarta_MexiquePlaya de los muertos, 9h du matin

Port de pêche et urbanisation

Puerto Vallarta est un ancien petit port de pêche… qui a bien changé, il faut l’avouer. La côte mexicaine a été saccagée il y quelques années par une urbanisation galopante et la montée de tours de béton en guise d’hôtels de luxe. D’une plage à l’autre, on constate malheureusement que ces constructions continuent bon train. On me dit pourtant que l’endroit a plutôt été épargné comparé à d’autres régions. Soit.

Néanmoins, on trouve encore du charme et des coins préservés. Le combo mer-montagnes, y a pas à dire, c’est sublime.

Puerto_Vallarta_plage_MexiqueLes constructions au loin n’entachent pas la tranquillité du coin

Le bus, une affaire d’État

Nous arrivons donc, après 5h de bus et un circuit magnifique dans les plaines et les montagnes, à Puerto Vallarta. Aurais-je oublié de vous parler du moyen de transport préféré du Mexique ? Si en France, un bus Saint-Malo-Rennes (Bretagne natale) au confort minime et au temps de trajet à rallonge a tout pour nous déplaire, un Guadalajara-Puerto Vallarta de 5h nous ferait presque plaisir.

Les raisons ? D’abord parce que c’est EL (en espagnol, allez on s’immerge) moyen de transport du pays. De nombreux Mexicains font des longs trajets par ce biais, de jour comme de nuit et sont donc habitués. Mais comme dirait l’autre, la nuit tous les chats sont gris ; qui dit gris dit zones d’ombre et j’ai entendu dire qu’au Mexique les routes in the dead of night, ça craint un peu… Bref on a choisi des trajets de jour.

arcadesArcades de la vieille ville

Ensuite parce que les bus sont tout confort. Avec la compagnie moyenne gamme Primera Plus, pour une centaine de pesos, on a droit au siège allongé, clim et télé encastrée dans le siège (mais ça dépend de chaque bus). Grand luxe pour un bus ! En prime(ra, désolée), on vous donne une collation allant du sandwich jambon/beurre/piment (quand même, restons sérieux) au croissant salé. Le bus c’est sympa, mais il est temps d’arriver.

Art hotel

Nous avons choisi l’hôtel Belmar, un « art hotel » qui arbore des peintures d’artistes mexicains dans ses couloirs. Bien centré, sans piscine mais la mer est à 10 minutes à pied. Un balcon et une chambre qui donnent sur la rue. C’est sympa en journée, mais prévoyez au moins les bouchons d’oreille car le vacarme est assourdissant. Nous sommes au cœur de la zona romantica, au bout de la rue se trouve la célèbre playa de los muertos.

Au programme de ces quelques jours : plage et baignade le matin, balade et snorkeling l’après-midi. On a connu des hivers plus moroses.

Bandas_MexiqueLas bandas

Coquillages et crustacés, mais plage pas vraiment abandonnée

Le long de la plage, on trouve des restaurants les pieds dans le sable et des transats réservés aux clients des hôtels de luxe (pour les autres, le sable et c’est tant mieux). Les marchands ambulants vont et viennent avec leurs bijoux, lunettes de soleil et autres joyeusetés, le tout dans une très bonne ambiance. Une petite foule matinale agréable.

Quel bonheur de se baigner dans le Pacifique, au milieu des vagues, par une eau à 25°C en décembre ! Pour une Bretonne, ça fait une sacrée différence.

Plage_MexiqueLe poste de secours

On voit également des pêcheurs rentrer et des pélicans gris les suivre à la trace. Des vendeurs proposent des tours en bateau, des escapades sur les îles, des rencontres inoubliables avec les baleines qui s’installent ici chaque hiver… Tout cela a un prix, que nous décidons de ne pas mettre (pas de regrets pour la baleine, j’ai pu en apercevoir au nord de l’Amérique ; mais ceci est un autre voyage).

Une famille d’Anglais revient d’ailleurs passablement énervée de ne pas avoir vu les mammifères marins, même si le pêcheur affirme que, pas plus tard que le matin même, il en avait détecté plusieurs dans la baie. Il engage la conversation avec nous, désolé, nous expliquant que la nature, ça ne se commande pas. Bien dit !

Puerto_Vallarta_MexiqueLe calme d’un matin en bord de Pacifique

Américains et chihuhuas

Sur la plage, nous faisons la rencontre d’un vieux couple d’anciens bodybuildés américains, en compagnie de leurs deux immondes chihuahuas. La femme se targue d’avoir fait changer la loi mexicaine interdisant aux chiens étrangers de mettre les pattes au Mexique. Bien sur. En tout cas, les Américains sont légion à Puerto Vallarta (comme dans pas mal d’endroits finalement). Le couple vit ici deux ou trois mois dans l’année. L’espagnol n’est pas leur fort.

restaurant_MexiqueOn se lève de nos serviettes, on s’enfile des tacos et hop, une petite balade. Si vous longez le malecón, la balade de bord de mer en partant de la zona romantica, vous arrivez dans la partie plus touristique avec ses boutiques et ses restaurants. Vous passerez devant les célèbres arcades de la ville et le centre-ville historique avec sa belle église.

Ensuite, place aux bars/restos plus fous les uns que les autres (j’ai été contrainte à faire de la balançoire devant des passants hilares) et la musique augmente à mesure que la nuit tombe.

Mismaloya, la crique de Liz Taylor

Le lendemain, rebelote, un petit bain matinal au soleil déjà chaud, avant que le temps ne se gâte un peu (les après-midi sont chauds et légèrement couverts, les rares inconvénients d’être en hiver). L’après-midi, on se décide pour la star des plages, Mismaloya, où a été tournée La Nuit de l’iguane, tirée d’une pièce de théâtre des années 1960s. Les acteurs du film Richard Burton et Liz Taylor sont tombés amoureux de ce port sauvage et isolé, y ont acheté une villa pour trois francs six sous (j’ai toujours rêvé de dire ça) et c’est là que les ennuis ont commencé. Le village est devenue the place to be, et c’en est fini du port de pêche sans prétention.

Tortuga_MismaloyaLa tortuga, rocher en forme de tortue à Los Arcos

Sur le chemin coupant à travers jungle, on croise des hommes s’apprêtant à ouvrir leur pêche du jour en deux… un gigantesque poisson, et tout le monde veut sa photo !

Un petit stand propose du snorkeling dans le coin, on tente le coup. On part avec un vieux capitaine et six copains mexicains qui fêtent les vacances de Noël sur la côte. En cinq minutes, on s’approche de Los Arcos, magnifiques rochers. Le capitaine s’arrête et nous dit qu’à cet endroit la température et les forts courants attirent de nombreux poissons. Nombreux, le mot est faible, quand on les voit, certains se mettent à crier tandis que d’autres hésitent à plonger. Mais ce n’est pas une bande de poissons colorés qui vont m’effrayer : gilet, masque et tuba, et hop, à l’eau !

Poissons_MexiquePhoto avant plongeon

Des centaines de poissons multicolores nous entourent, c’est magnifique – et un peu inquiétant.

Après tant d’émotions, un bon repas cubain accompagné de mojitos (vous la voulez l’histoire hein. Par ici).

Puerto_Vallarta

Puerto Vallarta, c’est donc ça : soleil, farniente et aventures marines pour mon plus grand plaisir !


Hôtel Belmar, Insurgentes 161, Emiliano Zapata, 48380 Puerto Vallarta, Jalisco


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